Mercredi 10 juin 2009
Aï Aï ! ça va mal par ici... Les symptomes de la déchéance sont bien là :
Le blogRank qui tombe à 1, plus aucun commentaire, bientôt un mois que je n'ai pas écrit un article...
Qu'est-ce qu'il se passe dans ma tête ?
Je n'ai, pour tout dire plus vraiment le goût. Je suis atteint d'une lassitude dont il me semble ne pas encore atteint le fond. Je ne suis plus très sûr d'avoir envie de continuer à enrichir ce blog, d'y rajouter du contenu, qui, à une échelle aussi minime qu'elle soit, fait vivre la blogosphère.
Pourquoi ? Comme ça de tête, j'y vois trois raisons.
1- HADOPI
La loi HADOPI et ses séquelles à venir (LOPSI 2) ont ouvert la boîte de pandore : la mauvaise foi commerciale a gagné une bataille sur la mauvaise foi libertaire. Honneur aux vainqueurs ? . Je suis peut-être parano, mais les premiers signes d'un glissement big-brotheresque se font sentir (voir par exemple cet article qui résume les conséquences d'un 'Hou la menteuse' en guise de commentaire à l'encontre de Nadine Morano ).
Vous me direz la politique du "courage, fuyons" donne un arrière goût de rebel de pacotille (comme dirait l'autre insupportable). Ce n'est pas d'un acte de fuite dont je parle, mais plus un acte d'envie boude. Et puis il ne s'agit pas vraiment d'une fuite, mais plus d'un boycot... (pour l'instant). D'autant que cet habillage anti-hadopi est plus que moche... Il ne met pas du tout en avant mon beau bronzage...

2- Principe du blogging
Une phrase fait depuis quelques mois son bout de chemin dans ma tête

"Les blogs hébergés gratuitement, ça n’est pas gratuit. C’est intéressé. Ces gens ont l’intention de vendre de la pub mais ils n’ont pas de contenus. Pour capter le temps de cerveau disponible, eux n’ont pas les séries télé, ils ont les blogs des particuliers"
Benjamin Bayart dans une interview pour ecran.fr (06/02/2009)
.
Même si les audiences sur ce blog l'aurait déjà rayé des grilles de n'importe quelle chaîne régionale, je ne suis pas sûr d'avoir envie de jouer à ce jeu là...
Je n'ai pas envie de voir mon blog finir en ramassis de pub pour Disney Channel,
je n'ai pas envie que Over-blog me comptabilise dans son parc de blogguer assidu,
je ne suis pas sûr d'avoir envie de faire partie de la communauté des gens qui vont conseiller des musiques qu'ils aiment pour que d'autres aillent se pencher dessus en achetant (oui oui achetez ). Quand on sait qu'Over-blog appartient au groupe TF1, jusque là rien de choquant...
Finalement blogger c'est aussi faire un peu de pub pour ce que ce l'on aime... Il semble, donc, clair que faire une chronique pour un album qui me plaît (pas de name dropping svp), c'est, au delà du partage, une sorte d'incitation à acheter une oeuvre. Alors certes, l'artiste sera rémunéré par cet achat dans les droits commerciaux qui le lie avec sa maison de disque, mais bon, posons nous la question de savoir à qui va rapporter le plus une chronique dythirambique?
Finalement (bis), donner la possibilité aux internautes lambda (beta ?) de blogger, c'est leur allouer un espace de promotion culturelle...Une publicité de, plutôt bonne, qualité (restons humble), faites par des gens qui s'y connaissent un peu (et certains beaucoup beaucoup), pour pas cher !!!
Vous me direz : oui, mais il ne faut pas le voir comme ça : ce genre de blog font que l'on parle d'artistes 'mineurs'... C'est vrai... Mais ça me laisse quand même l'idée que les maisons de disques laissent la promotion des artistes mineurs aux blogger et investissent dans celle des artistes grand-public/variété. Ce blog 'rebel' ne serait donc qu'un élément d'une machine à vendre... Avec ce genre
raisonnement dans ma tête, impossible d'écrire un article potable.

3- Le blog ou la faille narcissique

Alors voui, je savais cela... Le principe de ce blog était à l'origine biaisé... Parler de la musique, de la musique que l'on aime, qu'elle vienne de là ou qu'elle vienne du blues, peu importe, le fait est que la plupart des blogs musicaux (dont le mien) parlent de musique à travers le spectre de son auteur.
Et vas-y que j'aime bien ceci parce que cela, et que je suis pas d'accord avec l'autre parce que blabla, et que je me dis que quand même je suis déçu (et pas qu'en me rasant le matin), et que j'ai vu cela (regardez, j'ai même mis des photos toutes pourries...)
C'est passionnant ! Ce coté précieuses ridicules, ces articles musicaux sous fond de story-telling sont-ils vraiment utiles ? Utiles à qui ? à l'auteur ? En fait je vais vous le dire : quand j'écris un article, j'ai parfois l'impression de me foutre à poil devant une glace sans teint. Pendant que froidement des inconnus (m'offrent des fleurs ?) lisent, je fais le clown... Parfois je me prend au sérieux alors il faut que je sorte des articles avec des mots techniques pour poser le personnage... Hey !! Faut quand même que mon égo soit alimenté sinon, c'est comme pisser dans un violoncelle... Allez-y, laissez moi des commentaires !! SVP !! (TOI LA, SI TU ME LIS ! LAISSE MOI UN COMMENTAIRE !!)
Et puis autant je dois fideliser le lecteur, autant il faut avoir l'art du contrepied. Donc un album que je ne vais pas aimer (et qui si possible est apprecié par beaucoup), je vais en faire une chronique pas sympatique histoire de maintenir ma côte rebelle un petit peu élevée...
Vous me direz : de nombreux blog sont purement factuels... Oui mais c'est tellement froid... tellement inhumain... Alors oui, c'est vrai parler de soi rajoute, peut-être, de l'humanité à une information, une histoire (d'où le mot story-telling, à ce propos lisez Storytelling, La machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits de Christian Salmon - éd. La Découverte - c'est très bien expliquer... même un con comme moi peu comprendre...). Mais comme vous le voyez une telle démarche me sort actuellement par les yeux !!

Cela est-il passagé ? Ou bien deviens-je seulement lucide ? Vais-je mettre fin à tous cela ou ai-je simplement besoin de digerer ... Trop de noirceur, trop de parano, pas assez de coeur, d'envie pour reprendre ces nombreux brouillons qui peuplent ce blog... Autant de bonnes raisons de ne pas rajouter des chroniques pour l'instant...

Par Jack Balance - Publié dans : Humeur
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Lundi 11 mai 2009
... He just smells lazy (busy) !!!

(*)
Désolé pour ce silence, mais je reviendrais rapidement.... avec une chronique du dernier Richard Swift - Atlantic Ocean.

à très vite.
J.B.

(*) Photo prise chez un petit disquaire indépendant à Florence (Italie)

Par Jack Balance - Publié dans : Humeur
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Mardi 28 avril 2009
Suite à l'appel du réseau des pirates, je déballe tout !
Je suis un pirate.
Et pourtant je n'ai pas un visage si patibulaire que cela. Bon il est vrai que je ne me rase pas tout les jours, il est vrai, aussi que j'ai un œil légèrement plus petit que l'autre, ce qui, sous une certaine lumière, sous un certain
angle peut dévoiler un coté malsain à mon allure. Je pense qu'on pourrait dire que je suis quelqu'un de normal.
Pourtant force est de reconnaitre que je suis un pirate qui menace fortement la diversité culturelle.
Comment ? En téléchargeant bien sûr !
Quand je télécharge, je commets une effraction aux droits d'auteurs. Je suis donc un criminelle passible de poursuites judiciaires. Pour autant je n'ai pas le sentiment de commettre un crime.
Explications
Je pense faire parti de ces internautes qui ont réussi à domestiquer l'outil internet. Il est vrai qu'au début de mon indépendance financière (il y a 5 ans donc y a prescription hein ?), j'utilisais ma connexion pour télécharger tout et n'importe quoi comme un enfant qui se retrouverait enfermé dans une sucrerie ! Mais très rapidement, l'abondance fit perdre du charme, de la valeur à la musique. Je suis de ceux qui diraient trop de musique tue la musique : disque dur saturé, impossibilité de me souvenir de ce que j'écoute, d'autant que l'on se rend vite compte
que la musique ne compte pas que des génies et qu'au final énormément de groupes se ressemblent ! Bonjour l'overdose...
Aussi ai-je rapidement troqué ma casquette de téléchargeur compulsif, pour celle du téléchargeur malin. Car, voyez vous, je suis un fétichiste-mélomane :
  1. j'accorde énormément d'importance à l'objet : le packaging, la pochette, le design...
  2. quand je découvre un artiste j'aime le comprendre, rentrer dans son monde : pour cela internet est un outil absolument extraordinaire,car sitôt mon attention captée par un nom, une chronique... je vais aller creuser le sillon.
La logique de ma démarche est donc de tester avant d'acheter. Je télécharge, j'écoute le temps qu'il me faut pour me faire un avis, puis j'achete ce qui me plait et jette le reste (sans polluer la planète ! formidable !!). La démarche n'a rien de choquante, mais les moyens sont illégaux.
Tester ?
Ben oui tester ! un peu comme si j'allais dans une cabine d'essayage d'un magasin pour voir si tel jean me va, un peu comme si j'essayais une paire de chaussure pour contrôler qu'elles ne me défoncent pas les pieds. Même les concessionnaires automobiles nous permettent de tester une voiture avant de l'acheter. Pourquoi n'en serait-il pas autant pour la musique ? Je suis désolé, mais avant de pouvoir acheter mon CD j'ai besoin de l'essayer, c'est comme cela !
Je peux aller écouter en magasin pour l'acheter s'il me plait vraiment ?
Pourquoi pas, mais j'ai personnellement besoin de plusieurs écoutes pour me faire une idée, la musique ne s'essaie pas comme on essaierait un jean !! Le jean on se fait une idée en 2 min, pour la musique il me faut du temp. Exemple avec le dernier Portishead (Third - 2008) : à la première écoute sur une gondole Fnac, mon diagnostic ne donnait pas cher de l'album. 'c'est quoi cette merde...?' Il m'aura finalement fallu plusieurs écoutes (illégales, oui je l'avoue) en toute intimité pour m'imprégner de ce chef d'œuvre qui est à mon sens l'album de l'année 2008. Depuis il se trouve avec ces deux petits copains (Dummy et Portishead) dans ma discothèque... Alors peut-être que l'on fait le tour du dernier Christophe Maé comme on essaie un jean, mais une œuvre qui possède une once de qualité musicale méritera surement que l'on s'y reprenne à plusieurs fois et plus longtemps pour la dénicher.
D'autant qu'avec le matraquage marketing qui vient polluer la perception d'une œuvre musicale, le besoin de faire abstraction de tout ce préchi-précha marketeux qui voudrait me faire croire que tout ce qui brille est bien de l'or, rend le processus de selection d'autant plus long.
De toute manière, cela fait bien longtemps je n'achète déjà plus mes CD en magasins...
Je peux m'appuyer sur des sites comme Deezer, Musicme...
Le problème de ces sites est qu'ils ne sont pas bien exhaustif en terme de contenu (même s'il y a de l'amélioration) et surtout parce que ce n'est pas devant mon PC que j'ai une meilleure attention, mais bien
sur mon lecteur MP3, dans les transports, quand je me ballade que je suis plus à même d'apprécier ce que j'écoute.
Myspace ?
Avant on pouvait récupérer les morceaux sur son PC et les écouter tranquillement quand on le voulait. Maintenant ils sont uniquement en écoute donc la réponse est la même qu'au dessus.

Si j'aime, j'achète...
Je ne vais pas citer tout ce que j'ai acheté après avoir jugé que l'album valait vraiment le coup (Gnarls Barkley, Prefuse 73 - Security Screening, Joanna Newson - The Milk-Eyed Mender, Polmo Polpo - Kiss Me Again And Again EP, Masha Qrella - Luck...)
L'exemple de Gnarls Barkley a du sens : si je m'étais basé sur le matraquage FM de leur single Crazy, je ne me serais jamais penché sur ce groupe. Les passages en boucles dans les supermarchés, dans les C&A et
autre, peuvent vraiment casser l'image que l'on se fait d'un groupe. J'ai, finalement, suivi le conseil d'un pote qui me suggérait, de tout de même, me pencher un peu plus sur cet album.
Vous pensez que sur ce simple conseil j'allais me l'acheter ? Et risquer de perdre 8€ (prix sur le net avec les frais de port) ? Que neni !! Je passe par la case téléchargement ! Prend le temps de l'écouter... finalement j'ai le coup de foudre sur la plupart des morceaux. Aujourd'hui le CD orne mon salon...
J'ai donc commis un crime, certes (!),  mais posez vous donc la question de savoir à qui profite ce crime.
Dans certains cas je suis même allé plus loin : suite à une excellente critique sur Xsilence je m'étais penché sur ce groupe dont je n'avais jamais entendu parlé : Broken Social Scene. Leur album éponyme, que je venais de télécharger m'ayant totalement scotché, j'ai petit à petit acheté tout leurs albums et je suis même passé les voir à l'Elysée Montmartre l'année dernière. J'ai profité de cette découverte pour éplucher leur (superbe) label Arts & CraftThe Most Serene Republic, Stars, Metric, Jason Collett...
grace auquel j'ai par la suite découvert
Autrement dit, l'album téléchargé a ouvert la voie à au moins 6 achats légaux (dont l'album initialement téléchargé) plus 2 places de concert plus buzz auprès de potes qui sont venus avec moi. Rentable le téléchargement non ?
D'autres exemples ? Do May Say Think (1 téléchargement pour 5 albums + 2 places de concert), Murcof (6 albums + 4 places de concert...)
L'artiste est-il vraiment lésé dans ces cas là ? Il est où le vol ?
C. Albanel au rapport !! Quand vous aurez terminé de nous expliquer que le firewall d’open-office est une solution gratuite fiable, merci de me dire en quoi mes téléchargements ont menacé la diversité culturelle de qui que ce soit ?
De quelle diversité culturelle parle-t-on ?
Est-ce le fait de choisir ce que je veux écouter qui pose un problème ?
En quoi ne pas acheter ce que je n'aime pas est-il un risque pour l'industrie du disque ?
De quoi ont peur les majors ?
Mon activité de piratage rendrait-elle leurs opérations marketing inefficaces ?
Que je puisse avoir le recul de choisir ce que je veux écouter parmi ce que l'on cherche à me vendre est-il tant un problème ?
Car oui, j'ai téléchargé des choses que je n'ai par la suite pas acheté (les albums de Mars Volta ennuyeux depuis Frances The Mute, ceux de Will-je tombe dans la facilité-Oldham, l'electro-accoustique abscon de Jim O'Rourke...). J'ai pas envie de me faire arnaquer, c'est normal !
Et puis rassurez vous, cela ne m'empêche pas du tout d'encore acheter les yeux fermés (Luke Temple, The Streets, Radiohead, qui ont su gagné ma confiance de par la qualité de chacun de leurs albums...) et ne m'empêchera pas d'acheter le prochain Richard Swift Atlantic Ocean qui sort en mai 2009, oui lui aussi je l'ai déjà téléchargé et c'est d'ailleurs être une véritable tuerie !!!!
Me criminaliser (bouhhh méchant pirate que je suis !!!) pour que je sois obligé de trier à posteriori (une fois l'argent perdu, donc) les albums que je n'aime pas... non merci !!
Je vais vous faire une confidence : c'est avec un certain effroi que je me rend compte que sans le net je ne fréquenterai aucune salle de concert, aucun bar associatif et n'acheterai plus aucun CD. Les webzines et autres blogs sont mon unique source de découverte musicale depuis bientôt 4 ans (je n'ai ni radio ni télé depuis plus de trois ans), autrement dit, sans cet échange (et non le partage) au sens premier du terme (de main à main directement avec mes potes ou via le net), plus de dépenses musicales...

Bien entendu, je ne prétends faire de mon cas une généralité, mais en criminalisant les comportements comme le mien vous criminalisez une partie de la population extrêmement consommatrice en produits culturels utilisant des canaux différents de l'obsolescence de ceux des majors.
M'écarter du chemin de la légalité pour finalement me fournir légalement auprès de labels indépendants ou d'artistes mineurs est-il vraiment une menace pour la diversité culturelle ?

Je déclare que je suis l’un d’entre-eux.
Je déclare avoir consommé, remixé ou diffusé des œuvres culturelles.
Alors, pour eux je suis un pirate.


Pirates se congratulant de nuire à la diversité culturelle...
Par Jack Balance - Publié dans : Internet - HADOPI
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Jeudi 16 avril 2009
Un tel évènement ce n'est pas rien...
C'était avec une impatience certaine que la date du 7 Avril était cochée sur mon calendrier : RIEN au Gl@zart dans le cadre des soirées mensuelles organisées par We Are The Lions. Le stickers/marque-page jaune fluo me rappelant quotidiennement l'approche de cet évènement.
Je réquisitionne deux potes (un mélomane jazziste et un autre auditeur averti plus branché rock) pour m'accompagner.
Arrivés en temps et en heure (ainsi qu'en lieu et en place), la salle est globalement plutôt vide. "T'inquiète mon gars, ça va venir".
Le temps de prendre une biere et voilà qu'arrive timidement le premier groupe de la soirée (Now Now Every Children). Prestation plutôt efficace ! ça part donc sur de bonnes bases ! Pendant ce temps la salle se remplie petit à petit...
Pause pipi/biere/clope...
Arrivée du deuxième groupe, ou plutôt de ce qu'il en reste. Le flyer nous promettait de l'énergie similaire à RIEN, au lieu de quoi nous retrouvons sur scène un membre (le chanteur ?)de Roken Is Dodelijk qui s'excuse d'être seul et se lance dans des morceaux accoustiques pleins de courage (il en faut pour contenir les amateurs de bruit qui trépignent dans la salle). Pendant que la petite reprise de Kate Perry ("I Kissed A Girl and I Liked It..") résonne dans la salle, je ne peux m'empêcher de penser à Julien Doré, tant le style dandymélancoliquebarbueauxcheveuxhirsutesjouantauukulélé saute aux yeux.
Pause pipi/biere/clope...
Très vite le groupe suivant prend place... Control (un nom très original pour une musique qui l'est tout autant), le quatuor (trois humains + un portable) déboule avec un son dopé aux hormones. La superbe chanteuse retient le public, les boucles lancées par le portable donnent le tempo et assomment les tympans à coups d'infra-basses et de breaks hip-hopien kitchs (periode Benny-B), le batteur (inutile) est bien assis sur sa chaise, pendant que le guitariste (mélange de David Copperfield & Hubert Mounier de l'Affaire Louis Trio) lance des riffs navrants. Le style cliché Electro/rock (beurk le mégaphone...) est franchement très mauvais (ça voudrait ressembler aux Kills, mais se rapproche plus du mauvais Niagara) d'autant que toute l'énergie semble venir du PC portable qui se tient derrière : comme un karaoké géant finalement. Paradoxal pour un groupe qui s'appelle Control...
Tout ça pour RIEN...
Justement, RIEN, parlons en ! Dmute ayant été plus prompt que moi à dégainer la chronique, je ne peux que me dire que la prestation de RIEN a fait l'unanimité. Il faut dire que c'était un vrai test pour eux, car le buzzz s'alimentant, ils étaient très attendus ! Qui se cachent donc derrière RIEN ? A quoi ça peut bien ressembler sur scène ? Cinq musiciens débarquent : look décontractés, genre T-Shirt/Jean/Basket... Outre des chef-d'oeuvres d'Il Ne Peut Y Avoir De Prédiction Sans Avenir (Dieu du seigneur, This is Our grunge ou encore, Humpty Dumpty was pushed)
d'autres morceaux, dont je n'ai pas le souvenir, ont éblouis le set...
Est-ce à dire que ceux-là sont des nouveaux morceaux ? Toujours est-il que leur format semble montrer qu'ils (ces nouveaux morceaux) sont en rodage et laissent énormément de place des arrangements à venir ! Que c'est prometteur (pour un éventuel prochain album ?)
Des arrangements, justement, parlons-en (mais qu'est-ce que j'ai aujourd'hui ?) : s'ils sont très présents coté album, ils ont disparu coté scène. Rédhibitoire ? Non !!! Car même sans vents (pas de blagues, merci !) ni choeurs féminins, les morceaux sont magnifiquement interpretés et dotés d'un superbe son (un régal avec mes bouchons) ! Ajouter à cela, la présence d'un percussionniste (en plus de la batterie) qui vient rajouter de la profondeur aux différents rythmes qui s'enchaînent. Les deux guitares se croisent tout en se distinguant : à droite de la scène ce sera plus un jeu plus tranchant, plus rock tandis qu'à gauche, la SG distille des plans harmoniques, certes moins tapageurs mais harmoniquement plus recherchés (plus jazzy)... Le bassiste (ressemblant de manière troublante à John Cleese des Monty Python) crée le liant entre les deux, dans un style de jeu moins technique, plus proche de Roger Waters que de J.Pastorius.
Là que fut ma révélation de la soirée : autant ça ne ressort pas du tout dans les albums, autant sur scêne le parallèle est frappant : ce groupe sonne comme Pink Floyd, le coté envoutant, les montées en puissance, les séquences rythmiques batterie / basse qui tournent bien pendant que les guitares colorent les sons...
Le concert se terminera sur un superbe Il Ne Peut Y Avoir De Prédiction Sans Avenir qui finira de convaincre les plus sceptiques (mon pote jazzeux) de la classe que dégage cette formation grenobloise (merci les changements rythmiques enchaînant rock/jazz/bossa nova/dub/... !!)
"Enorme !!" me dira mon pote amateur de rock, "sympa" me dira le mélomane jazziste (qui n'a pas aimé le jeu du guitariste de droite, et un son un peu trop fort à son goût...). De mon côté j'en ressors conforté dans mon adoration de RIEN et j'attend avec impatience un prochain album !!!

En exclusivité ! Scoop mondial énorme : des photos du concert (merci ! de RIEN) qui prouvent, comme vous vous en étiez surement déjà aperçu, qu'en plus d'être un narrateur exceptionnel, je suis un photographe hors paires !

John Cleese fait peter l'archer...


Non John ! ça se sont tes lacets !


Tout est dans la coiffure je crois...


The man with the SG...


puisque je vous dis que mes photos sont ratées..

(cette chronique s'achève vraiment de manière trop brutale... Avec un tel nom, mon billet aurait pu s'achever sur un jeu de môt savoureux... Il n'en sera RIEN...)

PS : pour ceux que ça interesse, j'ai d'autres photos, toutes aussi belles !
Par Jack Balance - Publié dans : Concert - Communauté : Post rock, expérimental...
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Vendredi 10 avril 2009
Un petit post pour vous présenter un petit groupe (qui commence à se faire un petit nom outre atlantique) : Now Now Every Children.

http://www.myspace.com/nownoweverychildren

Ca c'est passé lors de la soirée We Are The Lions au Gl@zart le 7 Avril dernier à laquelle je me rendais pour voir les magnifiques RIEN (petit compte rendu en photo à venir).
Sous leurs airs d'adolescents, se cachent :
- Cacie, 22 ans, une chanteuse toute menue qui se cache derrière sa frange : sa voix nous fait directement penser à Cat Power, son jeu de guitare à Shanon Wright...
- Bradley, 22 ans, l'excellent batteur qui manie les fûtscomme un secoueur de nouilles chinoises et qui apporte un coté math-rock à coup de roulement de bras
-
Christine, bassiste/clavier qui supporte bien les deux autres membres (elle a un projet solo d'ailleurs : http://www.myspace.com/christinesako)

Les morceaux sont simples, courts (2 accords maximum, 2-3 minutes) et mélodiques, souvent caractérisés par des montées en puissance pour finir en foutraque noisy plutôt efficaces ! On pensera à Cat Power, Blondredhead... Même si cela est quelques peu répétitif par moments, il faut bien avouer que j'ai été agréablement surpris et j'ai finalement passé un bon moment.

En cadeau, quelques photos...









Bon week-end
Par Jack Balance - Publié dans : Rencontre
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