Lundi 5 janvier 2009 1 05 /01 /Jan /2009 09:53
Pour une fois je ne vais pas vouis parler de musique.
Hier était le premier dimanche de l'année 2009, mais aussi du mois de Janvier.
J'en ai donc profité pour aller faire (gratuitement) une saut au musée de l'immigration au Palais de la Porte Dorée (Paris) où se tient en ce moment l'exposition temporaire (jusqu'au 19 Avril 2009)

"À chacun ses étrangers ? France-Allemagne de 1871 à aujourd'hui
"




Le pitch (source site officiel)
"L'exposition
Comment les étrangers sont-ils perçus en France, comme en Allemagne, de 1871 jusqu’à l’actualité la plus récente ?
À travers 300 objets (photos, presse, discours publics, affiches, caricatures, chansons, cartes postales, films, œuvres d’art contemporain..), l’exposition décrypte les représentations de « l’étranger » –les nombreux stéréotypes et les quelques images positives-en France d’une part, et en Allemagne d’autre part.
Que révèlent ces images de « l’Étranger », qu’il soit de nationalité étrangère (immigrés de la première génération) ou simplement différent (enfants d’étrangers, colonisés, juifs...)?
Comment se construisent ces représentations de l’Autre ? Quel est le rôle des médias et de la parole politique dans la diffusion et la construction de ces images ? Comment s’inscrivent-elles dans la sphère publique ? Comment ont-elles pu être relayées dans les discours jusqu’à les transformer en actions politiques ? Et aujourd’hui quelles sont les zones de contacts et de métissage ?
En filigrane, ces représentations de l’Autre racontent comment l’identité de la France et de l’Allemagne se sont construites jour après jour.
Hier séparés par leur histoire nationale et leurs modèles d’intégration, la France et l’Allemagne, les deux pays d’immigration les plus importants en Europe, font face aujourd’hui aux mêmes défis : la diversité de leurs sociétés, la globalisation des échanges, l’élaboration des politiques européennes.
"

Verdict : cette exposition est absolument captivante !

Rarement j'ai été aussi absorbé par l'enchaînement chronologique des planches dont le parallèle entre la vision de l'immigré  en Allemagne et en France est d'une finesse rarement observée.
L'histoire nous rappelle que ces deux nations ont des destins croisés : on se bat plus facilement avec son voisin tout aussi facilement que l'on est, finalement ami-ami.
Chaque article, chaque image, chaque objet est très bien documenté.
En guise de documents d'époque, on retrouve un échange de courrier visant à recenser le nombre d'étranger travaillant aux mines du nord, des 'reportages' allemands, qui sous le 3eme Reich, diffusait des vidéos mettant en garde les populations contre "l'invasion juive" en prodiguant des conseils pour mieux les reconnaître, des premières pages de magazines populaires allemand et français dénigrant le voisin, un affiche de propagande française vantant les mérites de faire des enfants avec le message final suivant : "Si nous avions été 10 millions de plus, l'Allemagne ne nous aurait jamais attaqué" ...
A mesure que l'on s'enfonce dans l'exposition, on ressent comme une dégradation, une aliénation de l'immigré. Tantôt force amie pour la reconstruction en période de croissance, tantôt bouc-émissaire en période de crise, les populations immigrantes vivent au grès de ce balancier tributaire des situations économiques des pays d'accueil.
Ici, point de message moralisateur, que des faits, des témoignages historiques.
La finesse de cette exposition nous présente finalement tout les éléments pour une bonne macro-psychothérapie...

à noter une magnifique vidéo filmant de majestueux bans d'oiseaux migrateurs et les conséquences de leur passage, dont on se demande, dans un premier temps, l'apport mais qui subtilement nous interpelle.

Je vous recommande fortement d'aller voir cette exposition...
Attention on en ressort avec un petit coup sur la tête !

Par Jack Balance - Publié dans : Expostition - Culture - Communauté : critique en tout genre
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Vendredi 2 janvier 2009 5 02 /01 /Jan /2009 12:32
... that i didn't break your heart...

Je m'étonne moi-même de la thématique de mon premier post de l'année 2009 : présentation de " I'm going to stop pretending that I didn't break your heart " d' Eels.
Après mon précédent article sur le chef d'oeuvre folk joyeusement mélancolique (Hawskley Workman - When The Mountains Where A Seashore) , le morceau dont il est question aujourd'hui est un pur joyau pop/folk d'une tristesse magnifique et qui représente à mes yeux le plus beau testament post-rupture qui ai été chanté.

Paru en 2005, Blinking Lights and Other Revelations est chef-d'oeuvre pop/folk autobiographico-intimiste qui contient pas moins de 33 morceaux (2 CD) qui regorge de petites pépites.
On retrouve dans cet album, les thèmes classiques 'Eelsien' : la disparition, l'isolement, la solitude, la nostalgie. Des causes souvent récurrentes sont à l'origine de tout ces mots : le décès d'un proche, la rupture amoureuse, le mal-être, la dépression et autres malheurs du ressentis.
J'ai toujours admiré chez Eels (surtout chez son écorché vif de leader : Mark Oliver Everett; Mark E. pour faire court), cette faculté à conté en toute simplicité le mal-être sans tomber dans le patho.
L'entraînement sans doute (en se penchant sur le passé familiale de Mark E. on comprend mieux le personnage : suicide de sa soeur, la mort de ses deux parents malades... )
Chaque morceau peut-être vu comme de petits mots, un petit poème autobiographique; comme un album photo dont Mark E. nous tournerait les pages, jaunie par le temps.

Point de lamentation : si passé semble lourd à digérer, on trouve toujours cette volonté d'aller de l'avant.

Dans le morceau, ci-présent, Mark E. revient sur une histoire d'amour qui s'est terminée il y a quelques années. Il cherche les mots, il souhaiterait s'excuser mais ne sait pas trop comment, conscient de le faire sûrement trop tard. Le remord du "pourquoi" de la rupture n'est pas évoqué, en revanche le regret du "comment" de celle-ci est le propos central de ce texte touchant de sincérité.
Cette sincérité est appuyée par la simplicité musical :  quelques notes cristallines éparses en guise de thème, une guitare souffreteuse et un phrasé déchirant.

Quiconque a déjà connu cette situation reconnaîtra dans ce morceau, les mots qu'il n'a sûrement jamais su prononcer, ces mots qui à défaut d'aider à comprendre, permettront d'atténuer la douleur du déchirement sentimental.

Car, si ici le morceau est une lettre que chacun aurait pu écrire à l'être quitté, cela n'en reste pas moins un moyen de clore le chapitre de la relation échue et écrire une nouvelle page de la vie.

En attendant le morceau suivant...



I'm gonna tell you what you need to hear
And i'm a little too late
By three or four years
And it may not make much sense
Now that we are apart
But i'm going to stop pretending
That i didn't break your heart

You see i never thought enough of myself
To realize that losing me could mean
Something like the tears in your eyes
And i want to tell you i'm sorry
And it's too late to start
But i'm going to stop pretending
That i didn't break your heart

And it's christmas eve
Years down the line
Sitting here wishing i'd treated you better
When you were mine
And i have no way of knowing where you are
But i'm going to stop pretending
That i didn't break your heart

I didn't mean to hurt you
I didn't know what i was doing
But i know what i have done

PS : Hormis le fait que je vous recommande la totalité de l'album, il est intéressant de voir le parallelisme entre 'I'm going to stop...'  et Ugly Love qui pourraient s'adresser à la même personne à deux époques différentes : une fois la rupture consommée pour le premier et aux prémices de celle-ci pour le deuxième.
Par Jack Balance - Publié dans : Morceaux par ci par là
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Jeudi 25 décembre 2008 4 25 /12 /Déc /2008 12:00
En ces périodes de noël, quoi de plus pertinent qu'un article sur un sujet un peu polémique.
Après le succès de : Music to Make Love To Your Old Lady By du collectif Lovage (axé autour de Dan The Automator & guest : Kool Keith, Jennifer Charles...), les maisons de disque pourraient très bien casser la Barack avec une compile genre Music to Make Talk your Old Ennemy By - Torture


Selon un article très sérieux paru musicradar.com citant lui-même un article publié dans la Guardian
ce ne sont pas les méthodes de Jack Bauer qui semblent fonctionner le plus sur les prisonniers irakiens, mais bien une petite compilation concocté par l'armée américaine, fer de lance de la liberté à travers le monde comme chacun le sait ! (le premier qui rigole reçoit un exemplaire de cette compilation !)
Car là où notre fidèle ami Jack n'a que très peu de temps pour obtenir une information (entre 30 seconde et 1/2 heure), nos amis les soldats américains utilisent des méthodes nettement plus usantes sur la durée : "en l'exposant alternativement à 16 heures de musique et de lumières et quatre heures de silence et d'obscurité". Ces méthodes de torture est appelée "torture lite" car elles non physiques mais plus psychologique. Déjà évoquées dans les années 70 avec l'IRA dans le Royaume Unis, elles ont autorisées en septembre 2003 par le général Ricardo Sanchez, alors commandant de l'armée américaine en Irak.

Voici une track-list des morceaux pour briser les méchants vilains.

1. Fuck Your GodDeicide
2. Die MF DieDope
3. Take Your Best ShotDope
4. White AmericaEminem
5. KimEminem
6. Barney Theme SongBarney The Dinosaur
7. BodiesDrowning Pool *
8. Enter SandmanMetallica *
9. Meow Mix TV commercial
10. Sesame Street TV theme
11. BabylonDavid Gray
12. Born In The USABruce Springsteen
13. Shoot To ThrillACDC *
14. Stayin' AliveBee Gees
15. All Eyes On MeTupac
16. DirrtyChristina Aguilera
17. AmericaNeil Diamond *
18. Bulls On ParadeRage Against The Machine *
19. American PieDon McLean
20. Click Click BoomSaliva *
21. ColdMatchbox 20
22. Swan DiveHed P.E.
23. Raspberry BeretPrince

Sans surprise on y trouve des morceaux patriotique US tels America de Neil Diamond, American Pie de Don McLean, d'autres faisant parti du paysage culturel US de Dirty de Christina Aguilera à Stayin' Alive des Bee Gees en passant par Tupac, Saliva (du Hard FM pour Teenager), Prince ou Metallica. Plus curieux, la mention de génériques de programmes TV (Sesame Street, Meow Mix TV commercial, ou encore Barney Theme Song chanté par Barney The Dinosaur l'équivalent US en rose de notre Casimir national)
Plus surprenant : Born In The USA (Springsteen) et White America (Eminem) dont on pourrait chercher un symbole patriotique mais qui représentent tout deux des brûlots donc l'Establishement US. Sans parlé de Shoot To Thrill d'AC/DC ("I got my gun at the ready gonna fire at will, cos I shoot to thrill and I'm ready to kill") et ça devient drôle c'est quand on voit Bulls On Parade des Rage Against The Machine qui tout au long de leur carrière n'ont cessé de se monter contre la politique d'armement voir va-t-en guerre des différents gouvernements américains. Le sumum reste les deux morceaux de Deicide death-métalo-sataniste dont on peut entendre dans Fuck Your God le refrain anti-chretien suivant :

"Fuck Your God, Holy mother for the whore she is,
Fuck your God, bible thumper preaching threats from hymn,
Fuck your god, his revival and the holy Ghost,
Fuck your god; only tell us what we need to know,
Fuck your god, pointing fingers and then do as me,
Fuck your god, you are nothing and you'll never be,
Fuck your god; it is Satan who in trusts my soul,
Fuck your god, where the Christians are I will not go.
Fuck your god!!!!! "

Mais peut importe qu'il y ai grosse contradiction dans le discours et dans la méthode (comme souvent avec les Etats-Unis), ce qui compte c'est de "créer la peur, désorienter (...) et prolonger le choc de la capture".
Lu dans un article de l'Associated Press "Binyam Mohammed, aujourd'hui prisonnier à Guantanamo Bay, raconte que les hommes avec qui il était enfermé dans la "prison noire" de la CIA (Milan: CIA.MI - actualité) en Afghanistan finissaient par hurler et à se frapper la tête contre les murs, incapables d'en supporter davantage."
L'article conclut finalement sur cette phrase
"L'épreuve aura duré plusieurs mois pour M. Vance, finalement libéré au bout de 97 jours, il y a deux ans. Lorsqu'on lui demande de décrire ce qu'il a subi, il répond: "vous n'êtes plus vous-même. Vous ne pouvez plus formuler vos propres pensées dans un tel environnement." Cela peut rendre fou, assure-t-il."
compiled by American investigative Magazine Mother Jone

Maintenant revenez à la liste citée si dessus.
Vous voyez les morceaux en rouge avec une '*' ?
Ces morceaux sont ceux qui ont été bannis des ondes Radio US suite aux attentats de New York du 11 Septembre 2001 (d'autres morceaux de la liste sont posterieurs aux faits mais on imagine très bien qu'ils auraient eu leur place dans la liste des bannis)
Comme quoi on est vraiment pas à une contradiction près !

Pour terminer cette article, je laisserai le mot de la fin à Mr. Hetfield (parolier/chanteur de Metallica) apprenant que Metallica faisait parti de la playliste des tortures : "If the Iraqis aren't used to freedom, then I'm glad to be part of their exposure. We've been punishing our parents, our wives, our loved ones with this music for ever. Why should the Iraqis be any different?"

Joyeux Noël...

l'article sur
musicradar.com
l'article de l'Associated Press
Par Jack Balance - Publié dans : Humeur
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Lundi 22 décembre 2008 1 22 /12 /Déc /2008 12:04

Perdu au milieu de l'album Treeful of Starling sorti en 2006, When Then Mountains Were The Seashore est d'une beauté d'autant plus frappante que le reste de l'album a déjà sombré dans (le rire et dans) l'oubli.

Je savais qu' Hawskey Workman  (HW pour faire court) était capable d'écrire des pépites pop/glam (comme le prouve le morceau Your Beauty Must be Rubbing Off sur Delicious Wolves). Malheureusement il faut bien admettre que depuis 2001, j'avais été constamment déçu.
HW semblait s'être perdu dansune autosatisfaction, se parodiant lui-même et finalement se rapprochait plus d'un bouffon usant des mêmes recettes ou virant dans le grandiloquent, perdant ainsi de sa simplicité touchante. Il aurait même pu devenir relativement détestable comme le montre son site perso  regorgeant de portraits montrant ses différents profils et une calvitie naissante masquée dernièrement par un bandeau sur le crâne conférant un style bad-boy plutôt provocateur.
Pour une chronique élogieuse, ce post me parait plutôt mal parti !
Reprenons nous !!

Faisons fi de ces à-priori totalement subjectif (mais ici on est chez moi, donc je dis ce que je veux d'abord !)

When Then Mountains Were The Seashore est, comme je le disais le plus beau morceau folk, de tous les temps !

Ah non ? je ne l'avais pas encore dit ?









Plus sérieusement,
HW ôte pendant 3 minutes et 56 secondes sont masque grandiloquent pour nous servir un morceau de pop/folk d'une maîtrise absolue.
On y découvre une poésie qui met constament en opposition notre statu de fourmi (poisson ici) face l'immensité du monde et bien au delà encore. Mais plutôt que d'utiliser la mélancolie pour parler de ce constat angoissant , HW va articuler son propos autour d'un morceau folk/country, d'une simplicité digne des Dylan ou Eels, mais avec des arrangements/orchestration d'une classe qui mérite prosternation.
Cette simplicité se retrouve dans le quasi G-C-D de la grille d'accord, mais c'est déjà un art que de pondre un si beau morceau d'une évidence indéniable avec une grille mélodique aussi simple.
Mais la différence se fait au niveau :
  • des arrangements : une guitare acoustique doublée d'un banjo; banjo qui par la suite joue aux questions/réponse avec un piano pour enrichir la grille mélodique de petits plans simples, mais tellement inspirés. Une discrète batterie viendra rythmer ce petit orchestre qui transpire la chaleur du bois des instruments avec un arrière goût de wisky sec.
  •  le chant d'HW : ce jeune homme a un don. Non seulement c'est un mélodiste née, mais en plus il a une technique de phrasé extrêmement riche. Je vous propose de faire attention par exemple à la manière dont il réussi à placer "it's too long ago now even to forget" (1min35)  c'est du grand art : HW danse tout simplement avec les mots. Par ailleurs il a une superbe voix, ce qui ne gâche rien. Les choeurs sont particulièrement bien pensés (parfois on croirait entendre Sting, d'autres fois Steven Taylor...)
 
When these mountains were the seashore
when this desert was the ocean floor
we would swim beneath the star filled sky
we were lovely fish alone in the night

before the cities met the heavens
i mean way, way, way back before then
we would sing as if it were a prayer
we were lovely fish who dreamed to dare

before clocks kept track of the time
when day lead gracefully into the night
before two fish who dreamed to fly
created their sadness and new reasons to cry

when these mountains were the seashore
when this desert was the ocean floor
you and i were not born yet
it's too long ago now even to forget

when the blue sky found it's courage
to love and raise and nourish
back when life was simply meant to be
our love and care alone in the sea

before clocks kept track of the time
when day lead gracefully into the night
before two fish that dreamed to fly
got suspicious of a miracle
and asked themselves why

when we looked up through the water
at time and space and wondered
what it might be like to live up there
to leave our fins and gills for the air

before clocks kept track of the time
before the poems began to rhyme
before two simple fish that learned to cry
got suspicious of their love and asked each other why

Alors c'est vrai que l'on est bien peu de chose, et que fasse à tout cela il ne reste que l'amour, mais quel est le sens de tout cela ?
Bonne question.
Pour ma part j'applaudi Hawskley Workman pour ce morceau qui force le respect.
Par Jack Balance - Publié dans : Morceaux par ci par là
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Jeudi 18 décembre 2008 4 18 /12 /Déc /2008 14:00

Depuis le 01/11/2008

dernière mis à jour : 18/12/2008


Reçu


- One Day as a Lion 


Album: One Day as a Lion

Style : Hip Hop - Fusion
Date de sortie :22 juillet 2008
Label: Anti Records

De quoi s'agit-il ? : Ce disque (EP de 5 titres) est en fait une collaboration entre l'ancien chanteur des Rage, Zack De La Rocha et John Theodore qui tenait le tambourin pour The Mars Volta

Condition d'achat : les yeux fermés (je les ai rouvert juste pour lire une critique de l'album sur le site Fenec) et les oreilles bouchées.
Une question me taraude  : que faisait Zack à St Cloud avec son ancien groupe alors que cet EP venait juste de sortir ...?


 

Verdict : Je n'ai pas pris de grosse claque, mais cela reste toutefois un bon album. L'effort est à mettre en parallèle avec March Of Death qu'il avait produit avec DJ Shadow. Les 5 titres sont efficaces, l'ambiance sonore est singulière : une batterie qui claque,  une nappe dont on arrive, pas vraiment, à savoir s'il s'agit d'un clavier disto ou d'une lourde guitare (peut-être les 2) et le flow colérique de Zack.

On sent bien que pour l'instant Zack & Jon cherchent le bon alliage pour mettre en avant les textes rageurs qui nous sont contés sur la galette. Les arrangements sont minimalistes (Batterie/Nappe/Flow et basta), quelques phrases de vrai chant sont tentées discrètement.

Je vois en cet album est un passage nécessaire pour s'émanciper et sûrement relâcher la pression autour de lui. Depuis la fin des RAGE, les fans auront vu défilés plusieurs side-project : Audioslave (Tom Morello/Tim Commerford/Brad Wilk avec au chant Chris Cornell) , The Nightwatchman (Tom Morello en solo), le projet Axis Of Justice (collectif regroupé autour de Serj Tankian, Tom Morello encore lui et Flea) ...

De tout cela qu'y avait-il de bon à en tirer quelques demos piratées sur le net à l'époque où Audioslave était pressenti pour s'appeler CIVILIANS ? Pas grand chose à vrai dire.

Et pendant ce temps, notre ami Zack peinait à sortir quoi que ce soit. En bon éternel insatisfait qui se respect il ajournait la sortie d'un éventuel futur album auquel se sont collé DJ Shadow, Trent Reznor... Bref hormis quelques apparitions (3 mots sur Release des Blackalicious) par-ci par-là, Zack commençait de plus en plus à ressembler à un looser.

Là il remet les pendules à l'heure ! Il a toujours la rage ! Il ne veut plus des RAGE !

Il vous offre ici 5 titres pour tirer un trait sur le passé !


PS  : Je me prend à rêver d'une formation avec une personne en plus qui enrichirait la palette de sons proposés et qui ajouterait une fine couche musicale à ce projet très prometteur.


  •   Dungen ()

Album:

Style : Rock / Psychédélique / Jazz
Date de sortie : Septembre 2008

Label : Subliminal Sound


Ayant découvert ce quatuor suédois sur la blogosphère, j'ai tout de suite été happé par l'ambiance sonore du seul morceau que j'avais à dispo : Satt Att Se : j'avais l'impression de revenir 40 ans en arrière ! Le son volontairement retro est maîtrisé, une voix en retrait (de toute manière ils chantent en suédois alors bon) ; tout ceci pour mettre en valeur des harmonies Jazz/Psychedeliques/Rock des morceaux : parfois on aura un goût de King Crimson (sors de ce corps !!!) au fond de la bouche, une touche de CAN, sur un coulis de JimiHendrix

En vadrouillant sur leur site officiel, on se rend compte que les bougres n'en sont pas à leur premier essai (7 albums depuis 2001).

Myspace de Dungen

Site Officiel


  • Building Castle With Matchstixs

Album: Secret Land

Style : electro-ambiant/pop
Date de sortie : 1 Septembre 2008
Label: Trace Recordings


Si on en croit le peu d'infos dispo sur le net, Anne Sulikowski (qui se cache derrière Building...) aurait 18 ans (info à prendre avec des pincettes)

Toujours est-il qu'elle a publié ce qui semble être son premier album sur le label de Mark Beazley fondateur du  groupe Rothko.Pour ceux qui connaissent Rothko, elle a réalisé plusieurs vidéo que l'on peut trouver sur leur site. Je crois même avoir vu son nom en featuring de certains de leurs morceaux. Tout ceci semble bien vague, mais à la limite on s'en fout car qui qu'elle soit, je vous recommande son album !

En entendant  la première fois un morceau sur mon Ipod shuffle (c'est sympa mais on sait jamais vraiment ce qu'on écoute), j'ai d'abord cru qu'il s'agissait de Sigur Ros dont je venais de charger un album à découvrir.

Pourquoi Sigur Ros ? une ambiance vaporeuse laissant entrevoir une voix qui chuchote des paroles incompréhensibles et à intervalles réguliers un beat qui vient donner la cadence au magma sonore qui nous entraîner loin.

Un autre morceau beaucoup plus ambiant/drone : les fans de Rothko reconnaîtront l'emprunte de leur maître.

Le reste de l'album est à l'image de ce que l'on peut entendre sur le site  de Trace Recording : une pop/ambiante légère comme un souffle de vent rosé qui viendrait doucement nous caresser le cou...

Il ne reste plus qu'à fermer les yeux et à se laisser guider !

Myspace de BCWM

Site du Label Trace Recording

Par Jack Balance - Publié dans : Discothèque
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